- 14 Juillet 2009 – 18h30 – Villa Panamericana
Nous souhaitons d’abord rassurer tous nos camarades, nous avons tenu à chanter la Marseillaise dans le bus en hommage au bal des étudiants communistes! La Chorale des 16 se chauffe la voix avant l’arriver du reste de la délégation…
La chaleur est étouffante dans les bureaux de la Centrale des Travailleurs Cubains (CTC), mais cette nouvelle rencontre est un grand moment de découverte de l’organisation concrète du travail à Cuba. Trop court bien sûr pour comprendre le système des retraites, l’intervention des travailleurs dans la gestion des entreprises, et poursuivre notre travail sur la place des organisations de masse dans la démocratie cubaine, mais cette réunion a soulevé de nouvelles questions : la formation tout au long de la vie, la capacité du système cubain à répondre aux aspirations des jeunes… Au cœur du débat il y a l’embargo et la crise mondiale qui n’affecte pas Cuba de la même manière que les états capitalistes, mais qui frappe quand même ce pays du tiers-monde.
Entre fruits et double clic
Nous enchainons par deux moments de découverte : d’abord une coopérative agricole, base du système de production alimentaire Cubain, puis un centre informatique de l’UJC, pour permettre la formation et l’accès aux nouvelles technologies aux familles cubaines. Une fois de plus, les cubains prennent soin de nous expliquer l’importance des politiques dans ces deux domaines. Cuba lutte aujourd’hui pour son autonomie alimentaire et mène de nouvelles réformes agraires en expérimentant différentes organisations de la production, avec des expériences tout à fait originales en matière d’environnement. Et dans le même temps, alors que l’embargo rend difficile l’accès à l’informatique, de plus en plus de foyers s’équipent d’ordinateurs. Reste à relever le défi d’internet, beaucoup trop couteux aujourd’hui car limité aux connexions par satellite. Le Venezuela et Cuba travaillent un raccordement sous-marin de l’Ile jusque là refusé par les Etats-Unis.
Au cœur de La Havane, à la recherche du cigare perdu.
Les jeunes communistes se sont offerts un petite balade dans La Havane sans boussole et avec comme seul guide< leur curiosité. Passés le quartier touristique et escorté par les vielles américaines, nous avons commencé notre quête de ces cigares fameux qui font la réputation de l’île. Choux blancs pour nous tous, mais sans regrets parce que nous avons découvert une Havane étonnamment vivante que les cartes postales ont probablement tort de ne pas montrer.